Xiamen en 3 jours
Le guide ultime pour découvrir l’âme de la perle maritime du Fujian
Il y a des villes que l’on visite, et d’autres que l’on ressent.
Xiamen (厦门, Xiàmén) fait partie de la seconde catégorie.
Xiamen fait partie de ces villes chinoises qui bousculent en douceur les clichés que beaucoup d’Occidentaux ont encore sur la Chine, en offrant un rythme plus lent, plus humain, et profondément tourné vers la mer.
Ici, la mer n’est jamais loin. Elle se glisse entre les bâtiments, longe les temples, accompagne les promenades du soir. Le rythme est doux, presque insulaire, mais la ville n’a rien d’endormie : marchés animés, plages baignées de lumière, quartiers artistiques et héritage colonial composent un équilibre rare en Chine.
Trois jours suffisent pour tomber sous le charme — à condition de savoir où aller, quand ralentir, et quoi éviter.
Ce guide est pensé comme je le conseillerais à un ami : sans course inutile, sans détours artificiels, avec un fil conducteur clair entre chaque journée.
Comment lire ce guide (et bien l’utiliser)
- 3 journées bien distinctes, chacune avec une ambiance forte
- Des noms en français ou pinyin + caractères chinois, pour se repérer facilement sur place
- Des conseils concrets, intégrés naturellement, sans casser la narration
- Un itinéraire logique, sans revenir sur ses pas
Jour 1 — Premiers souffles marins et Xiamen créative

Jardins tropicaux, plages urbaines et coucher de soleil sur la baie
Le premier jour à Xiamen doit être une entrée en matière douce. Pas question de courir d’un musée à l’autre : il faut laisser la ville s’installer, sentir son climat, sa lumière, son rapport à la mer.
Matin — Le jardin botanique de Xiamen, une bulle tropicale
📍 Jardin botanique de Xiamen
厦门园林植物园 (Xiàmén Yuánlín Zhíwùyuán)
Dès le matin, la chaleur est déjà là. Le meilleur refuge se trouve à quelques minutes du centre : un vaste jardin botanique accroché à la colline, où la végétation semble avaler la ville.
Ici, tout est question d’atmosphère. Les sentiers serpentent entre les cactus géants, les fougères tropicales et les serres humides. Dans la zone de la forêt tropicale (雨林世界), la brume artificielle se lève à heures fixes, transformant les passerelles en décor presque irréel. La lumière traverse les feuilles, l’air devient dense, et le temps ralentit.
Conseil pratique discret mais essentiel
👉 Entrer par la porte ouest (西门) permet d’accéder directement aux zones les plus spectaculaires, sans marcher inutilement.
Prenez votre temps. Ce jardin n’est pas là pour être “coché”, mais pour changer de rythme.
Fin de matinée — La ville vue d’en haut, en douceur
📍 Téléphérique de Zhonggu
钟鼓索道 (Zhōnggǔ Suǒdào)
En sortant du jardin, la montée se poursuit… dans les airs. Le téléphérique relie les collines en survolant la ville et la mer. Lentement, Xiamen se dévoile : immeubles bas, plages, ports, et au loin, les silhouettes de Gulangyu.
Installez-vous côté mer si possible. À cette heure, la lumière est encore franche, idéale pour comprendre la géographie de la ville : une île urbaine tournée vers l’océan.
Ce n’est pas une attraction à sensations. C’est un moment de transition, parfait pour passer du vert au bleu.

Déjeuner — Simple, local, sans détour
Après cette matinée nature, inutile de chercher une table sophistiquée. Autour de l’université et de la côte, les petits restaurants proposent des plats simples, nourrissants, profondément locaux.
Quelques spécialités à repérer sur les cartes :
- Nouilles au satay
沙茶面 (Shāchá miàn) — parfumées, légèrement épicées, emblématiques de Xiamen - Huîtres omelette
海蛎煎 (Hǎilì jiān) — croustillantes et moelleuses à la fois - Soupe sucrée aux arachides
花生汤 (Huāshēng tāng) — étonnamment réconfortante
Pas besoin de viser “la meilleure adresse”. À Xiamen, la régularité prime sur l’exception.

Après-midi — La plage comme respiration urbaine
📍 Plage de Baicheng
白城沙滩 (Báichéng Shātān)
La plage de Baicheng est l’une des plus accessibles de la ville. Elle n’a rien de sauvage, mais elle incarne parfaitement l’esprit de Xiamen : la mer intégrée au quotidien.
On y croise des étudiants, des familles, des joggeurs. Certains trempent les pieds, d’autres regardent simplement l’horizon. En arrière-plan, les immeubles rappellent que l’on est en ville — et c’est justement ce contraste qui fonctionne.
Marchez lentement vers la côte, laissez le vent faire le reste.

Cette relation permanente entre la ville et l’océan rappelle d’autres villes chinoises tournées vers la mer, où la lumière et l’air marin façonnent aussi le quotidien.
Fin d’après-midi — Le vieux port réinventé
📍 Shapowei
沙坡尾 (Shāpōwěi)
Ancien port de pêche, Shapowei est aujourd’hui l’un des quartiers les plus vivants de Xiamen. Ateliers d’artistes, cafés, petites galeries et entrepôts reconvertis s’y côtoient sans ostentation.
Ce n’est pas un quartier-musée. C’est un lieu qui vit, change, s’adapte. En fin de journée, la lumière devient plus douce, les terrasses se remplissent, et les bateaux du port ajoutent une touche presque méditerranéenne au paysage.
Flânez sans objectif précis. C’est là que Shapowei se révèle.
Soir — Le coucher de soleil, version Xiamen
📍 Wanna望那儿海景餐酒吧
(Wàng nàr hǎijǐng cānjiǔbā)

Quand le soleil commence à descendre, la baie prend des teintes orangées. Face à la mer, ce lieu est devenu emblématique pour une bonne raison : le spectacle est naturel, sans artifice excessif.
En début de soirée, musique live, lumière dorée, silhouettes des tours jumelles au loin… L’ambiance est détendue, presque suspendue. On s’y attarde facilement, un verre à la main, sans regarder l’heure.
Ce n’est pas seulement un bar. C’est une fin de journée réussie.
Transition vers le Jour 2
Après cette première journée, Xiamen a déjà montré plusieurs visages : tropical, maritime, créatif.
Le lendemain, il est temps de quitter temporairement l’île principale pour découvrir le cœur historique et romantique de la région : une île piétonne, hors du temps, où chaque rue raconte une autre époque.
Jour 2 — Gulangyu, l’île hors du temps

Villas coloniales, jardins suspendus et échos de piano
Après la douceur maritime de la veille, le deuxième jour marque une rupture volontaire. On quitte l’île principale de Xiamen pour en rejoindre une autre, plus intime, plus silencieuse, presque irréelle : Gulangyu (鼓浪屿, Gǔlàngyǔ).
Ici, pas de voitures. Pas de klaxons.
Seulement des ruelles, des façades patinées par le temps, et cette impression persistante d’avoir changé d’époque.
Traversée matinale — Quitter la ville pour mieux la comprendre
📍 Ferry pour Gulangyu
厦门轮渡 → 三丘田码头
(Xiàmén Lúndù → Sānqiūtián Mǎtóu)
Il faut partir tôt. Pas pour “optimiser”, mais pour préserver la magie.
Le matin, la traversée est calme. L’air est plus frais, la mer presque immobile. En quelques minutes, Xiamen s’éloigne derrière vous, tandis que Gulangyu apparaît, verte, dense, presque secrète.
Dès l’arrivée au port de Sanqiutian (三丘田码头), une chose frappe : le silence relatif. On entend des pas, des voix lointaines, parfois une musique qui s’échappe d’une fenêtre.
La journée peut commencer.
Matin — Se perdre volontairement dans les ruelles
Gulangyu ne se “visite” pas, elle se parcourt sans plan rigide.
Les ruelles montent, tournent, disparaissent derrière des murs couverts de bougainvilliers. Les villas racontent l’histoire d’un passé cosmopolite : influences européennes, balcons en fer forgé, tuiles anciennes, portes dérobées.
📍 Le “plus beau virage”
最美转角 (Zuì měi zhuǎnjiǎo)
C’est un lieu très photographié, mais tôt le matin, il retrouve son charme. La lumière rasante éclaire les façades, et l’endroit cesse d’être un simple décor pour redevenir un croisement ordinaire… extraordinairement bien conservé.
Laissez-vous porter. Si une rue monte, suivez-la. Si une autre semble discrète, prenez-la. Gulangyu récompense la curiosité calme.

Après l’intensité de métropoles géantes comme Shanghai, Gulangyu offre une parenthèse presque hors du temps, où l’on redécouvre le plaisir de marcher sans but.
Fin de matinée — Prendre de la hauteur, comprendre l’île
📍 Roche du Soleil
日光岩 (Rìguāng Yán)
Point culminant de l’île, Riguangyan offre une vue panoramique qui donne enfin du sens à ce labyrinthe de ruelles. D’en haut, les toits rouges s’alignent, la végétation enveloppe les maisons, et au loin, Xiamen apparaît, moderne et dense, presque étrangère.
C’est ici que l’on mesure le contraste :
- d’un côté, l’île piétonne, figée dans une lenteur assumée
- de l’autre, la métropole contemporaine, dynamique et verticale
Prenez quelques minutes. Pas pour la photo, mais pour regarder vraiment.

Midi — Jardins et élégance maritime

📍 Jardin Shuzhuang
菽庄花园 (Shūzhuāng Huāyuán)
Adossé à la mer, ce jardin est l’un des plus beaux exemples de l’art paysager local. Contrairement aux jardins classiques de l’intérieur de la Chine, ici, l’océan fait partie intégrante du décor.
Les pavillons semblent posés entre ciel et eau. Les vagues frappent les rochers en contrebas, et chaque détour offre une nouvelle perspective. C’est un lieu idéal pour ralentir à nouveau, après la montée du matin.
Déjeuner — Simple et mesuré
Sur Gulangyu, mieux vaut éviter les restaurants trop visibles. Les prix grimpent vite, et l’expérience n’est pas toujours à la hauteur.
À midi, privilégiez :
- un repas léger,
- ou quelques spécialités locales, dégustées sans excès.
Quelques incontournables à repérer :
- Gâteau de riz gluant
叶氏麻糍 (Yè shì mácí) - Soupe sucrée légère
花生汤 (Huāshēng tāng)
L’idée n’est pas de “bien manger”, mais de manger juste assez, pour garder de l’énergie.
Après-midi — Musique, mémoire et douceur insulaire
📍 Musée de l’orgue
管风琴博物馆 (Guǎnfēngqín Bówùguǎn)
Gulangyu est surnommée l’île des pianos. Ce n’est pas un slogan touristique : la musique fait réellement partie de son identité. Le musée de l’orgue abrite une collection étonnante, installée dans un bâtiment ancien, presque solennel.
Même sans être mélomane, la visite apaise. Les sons graves, l’architecture, le calme… tout invite à la contemplation.
En sortant, poursuivez vers les zones plus tranquilles de l’île. Plus on s’éloigne des axes principaux, plus Gulangyu révèle son vrai visage.
Retour en fin d’après-midi — Retrouver la ville, autrement
En reprenant le ferry, l’impression est étrange : Xiamen paraît soudain plus rapide, plus bruyante. Mais le regard a changé. Après Gulangyu, on perçoit mieux les contrastes, les nuances, les respirations de la ville.
Soir — L’énergie urbaine retrouvée
📍 Rue Zhongshan
中山路 (Zhōngshān Lù)
De retour sur l’île principale, la soirée se passe idéalement dans ce quartier animé. Sous les arcades, les lumières s’allument, les étals s’installent, et la ville reprend son rythme.
C’est le bon moment pour goûter à nouveau aux classiques :
- Crêpes épaisses locales
满煎糕 (Mǎnjiānjiāo) - Poisson ou viande mijotée à la manière du Fujian
- Desserts sucrés traditionnels
Sans s’en rendre compte, la fatigue de la journée se transforme en satisfaction calme.
Transition vers le Jour 3
Après la parenthèse presque hors du temps de Gulangyu, ce dernier jour permet d’approcher la Chine du quotidien, loin des itinéraires touristiques, celle que l’on comprend vraiment en prenant le temps d’observer.
Quartiers universitaires, villages urbains, grandes perspectives maritimes…
Une journée pour comprendre comment la ville se vit, pas seulement comment elle se visite.

Jour 3 — Xiamen côté local
Université, architecture du Fujian et horizon ouvert
Après la poésie de Gulangyu, le troisième jour revient sur l’île principale, mais avec un regard différent. Il ne s’agit plus seulement de paysages ou de patrimoine, mais de comprendre comment Xiamen se vit au quotidien.
Cette journée est plus urbaine, plus culturelle, mais toujours rythmée par la mer.
Matin — Spiritualité et savoir, côte à côte
📍 Temple Nanputuo
南普陀寺 (Nánpǔtuó Sì)
Adossé à la colline des Cinq Anciens, le temple Nanputuo est l’un des lieux spirituels majeurs du sud du Fujian. On y vient tôt, avant l’afflux de visiteurs, lorsque l’air est encore calme et que les fidèles prient en silence.
Les cours intérieures s’enchaînent, sobres, élégantes. Ici, pas de démonstration excessive : la spiritualité est discrète, presque quotidienne. On allume un bâton d’encens, on observe, on avance lentement.
Juste à côté, sans rupture brutale…

📍 Université de Xiamen
厦门大学 (Xiàmén Dàxué)
Souvent citée comme l’une des plus belles universités de Chine, l’université de Xiamen n’impressionne pas par la monumentalité, mais par son équilibre. Lacs, palmiers, bâtiments à l’architecture inspirée du Fujian, tout semble conçu pour inviter à la réflexion.
Marchez le long du lac Furong (芙蓉湖), observez les étudiants, les bancs à l’ombre, les discussions animées. Ce lieu donne une clé essentielle pour comprendre la ville : Xiamen est jeune, cultivée, ouverte.
Fin de matinée — Couleurs et contrastes
📍 Tunnel Furong
芙蓉隧道 (Fúróng Suìdào)
Ce long tunnel piéton relie l’université à la ville. Ses murs sont recouverts de fresques réalisées par les étudiants : slogans, dessins, messages politiques ou poétiques.
C’est brut, parfois naïf, parfois très fort. Un contraste saisissant après le calme du temple, qui rappelle que Xiamen est aussi une ville d’expression.

Déjeuner — Retour aux saveurs du quotidien
Pour le déjeuner, inutile de chercher loin. Les alentours de l’université regorgent de cantines simples, fréquentées par les étudiants et les habitants.
À privilégier :
- Riz sauté à la mode du Fujian
闽南炒饭 (Mǐnnán chǎofàn) - Ragoût de canard au gingembre
姜母鸭 (Jiāngmǔ yā) - Bouillon clair aux fruits de mer
C’est une cuisine directe, sans mise en scène, mais profondément locale.
Après-midi — Cap vers le nord : Jimei et l’héritage de Tan Kah Kee
📍 Village universitaire de Jimei
集美学村 (Jíměi XuéCūn)

En quittant le centre, direction Jimei, un quartier souvent négligé par les visiteurs pressés. Pourtant, c’est ici que l’on comprend une autre facette de Xiamen : son ambition culturelle et éducative.
Fondé par Tan Kah Kee (陈嘉庚), philanthrope et figure majeure de l’histoire locale, Jimei est un ensemble harmonieux de bâtiments à l’architecture du Fujian, reconnaissables à leurs toits rouges et leurs lignes symétriques.
Promenez-vous sans but précis. L’atmosphère est calme, presque provinciale, loin de l’agitation touristique.
📍 Parc Jiageng & étang aux bateaux-dragons
嘉庚公园 · 龙舟池
(Jiāgēng Gōngyuán · Lóngzhōu Chí)
L’étang aux bateaux-dragons est l’un des lieux les plus paisibles de la zone. Les reflets des bâtiments dans l’eau, les promeneurs, les étudiants assis sur les marches… tout invite à ralentir une dernière fois.

Fin de journée — L’horizon comme point final
📍 Digue des Dix Miles
十里长堤 (Shílǐ Chángdī)
Pour conclure ces trois jours, direction la mer. La digue s’étire longuement, offrant une vue dégagée sur l’horizon. En fin de journée, la lumière devient douce, presque dorée. Certains écoutent de la musique, d’autres regardent simplement le ciel changer de couleur.
C’est un lieu sans attraction précise, et c’est justement pour cela qu’il fonctionne si bien comme conclusion.
Conseils pratiques pour un séjour fluide
À Xiamen, comme dans le reste du pays, tout se paie par mobile, et il est indispensable de savoir payer facilement à Xiamen comme partout ailleurs en Chine sans dépendre du liquide.
Quand partir ?
- Printemps (mars–mai) et automne (septembre–novembre) offrent le meilleur équilibre météo.
- L’été est chaud et humide ; l’hiver reste doux.
Où loger ?
- Zhongshan Road (中山路) : central, pratique, vivant
- Shapowei (沙坡尾) : plus artistique, agréable le soir
- Gulangyu : à envisager pour une nuit seulement, pour l’expérience
Se déplacer
- Bus et métro sont efficaces
- VTC très abordables
- Gulangyu se parcourt uniquement à pied
Pour se déplacer sans difficulté, il est préférable d’apprendre à utiliser les applications de cartographie locales en Chine, bien plus fiables que Google Maps sur place.
Conclusion — Pourquoi Xiamen marque autant
Xiamen n’est pas une ville spectaculaire au sens classique. Elle ne cherche pas à impressionner. Elle s’installe doucement, jour après jour, dans l’esprit du voyageur.
En trois jours, on y découvre :
- la mer comme fil conducteur
- une culture ouverte et métissée
- un rythme rare en Chine, plus lent, plus humain
C’est une ville que l’on quitte sans bruit… mais à laquelle on pense longtemps après.

Combien de jours faut-il pour visiter Xiamen ?
Trois jours sont idéaux pour découvrir Xiamen sans se presser. Cela permet de combiner les incontournables — Gulangyu (鼓浪屿), le littoral, les quartiers créatifs et l’université — tout en gardant du temps pour flâner. En dessous de trois jours, le voyage devient trop rapide et perd une partie de son charme.
Xiamen est-elle une bonne destination pour un premier voyage en Chine ?
Oui, Xiamen est l’une des meilleures villes pour un premier voyage en Chine. Elle est propre, sûre, facile à parcourir et très ouverte aux visiteurs. Son rythme est plus doux que celui de grandes métropoles comme Shanghai ou Pékin, tout en offrant un vrai aperçu de la culture chinoise moderne et locale.
Quelle est la meilleure période pour visiter Xiamen ?
Les meilleures périodes pour visiter Xiamen sont le printemps (mars à mai) et l’automne (septembre à novembre). Les températures sont agréables et l’humidité reste supportable. L’été est chaud et humide, tandis que l’hiver est doux mais parfois venteux, surtout en bord de mer.
Comment aller sur l’île de Gulangyu (鼓浪屿) ?
Pour se rendre à Gulangyu, il faut prendre un ferry depuis Xiamen. Les billets s’achètent en ligne à l’avance et incluent l’aller-retour. L’île est entièrement piétonne, ce qui en fait un lieu idéal pour se promener tranquillement et découvrir son architecture historique.
Peut-on visiter Gulangyu en une journée ?
Oui, une journée suffit pour visiter Gulangyu. En 4 à 6 heures, on peut explorer les ruelles, monter à la Roche du Soleil (日光岩), visiter le jardin Shuzhuang (菽庄花园) et profiter de l’ambiance unique de l’île. Il est conseillé d’y aller le matin pour éviter la foule.
Quels sont les incontournables à voir à Xiamen ?
Les incontournables de Xiamen incluent l’île de Gulangyu, le jardin botanique de Xiamen (厦门园林植物园), le quartier de Shapowei (沙坡尾), l’université de Xiamen (厦门大学) et la plage de Baicheng (白城沙滩). Ces lieux offrent un excellent équilibre entre nature, culture et vie locale.
Xiamen est-elle une ville chère pour les touristes ?
Xiamen est globalement abordable pour les touristes. Les transports publics et la nourriture locale sont peu coûteux. Les dépenses principales concernent l’hébergement et certaines activités touristiques comme Gulangyu. Il est possible de voyager confortablement à Xiamen avec un budget modéré.
Où dormir à Xiamen pour un séjour de 3 jours ?
Pour un séjour de 3 jours à Xiamen, il est recommandé de loger près de Zhongshan Road (中山路) pour sa centralité, ou à Shapowei (沙坡尾) pour une ambiance plus artistique. Ces quartiers permettent de rejoindre facilement les principaux sites touristiques.
Est-il facile de se déplacer à Xiamen sans parler chinois ?
Oui, se déplacer à Xiamen est relativement simple sans parler chinois. Les applications de VTC, le métro et les bus sont efficaces. Avoir les noms des lieux en caractères chinois facilite toutefois beaucoup les déplacements, notamment pour montrer une adresse ou un itinéraire.
Quels plats typiques faut-il absolument goûter à Xiamen ?
À Xiamen, il faut absolument goûter les nouilles au satay (沙茶面), l’omelette aux huîtres (海蛎煎), le canard au gingembre (姜母鸭) et la soupe sucrée aux arachides (花生汤). Ces plats représentent parfaitement la cuisine locale du sud du Fujian.
Xiamen est-elle adaptée à un voyage en couple ou en famille ?
Oui, Xiamen convient aussi bien aux couples qu’aux familles. Les plages, les parcs, Gulangyu et les promenades en bord de mer offrent un cadre détendu et sécurisé. Le rythme de la ville est agréable et les distances entre les sites sont relativement courtes.
Faut-il réserver les attractions à l’avance à Xiamen ?
Certaines attractions à Xiamen nécessitent une réservation à l’avance, notamment l’université de Xiamen et les ferries pour Gulangyu. En haute saison ou pendant les vacances chinoises, réserver à l’avance permet d’éviter les files d’attente et les mauvaises surprises.
Xiamen est-elle une ville sûre pour les voyageurs ?
Oui, Xiamen est une ville très sûre pour les voyageurs. Les quartiers touristiques sont bien surveillés, même le soir. Comme partout, il est conseillé de rester vigilant dans les zones très fréquentées, mais les risques sont faibles comparés à de nombreuses grandes villes internationales.
Peut-on combiner Xiamen avec d’autres destinations du Fujian ?
Oui, Xiamen est un excellent point de départ pour explorer le Fujian. Il est possible de combiner le séjour avec les tulou (土楼) de Yunshuiyao, Quanzhou ou Fuzhou. Ces destinations offrent un contraste intéressant entre patrimoine rural, histoire et modernité.
Pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience, explorer d’autres grandes cuisines régionales chinoises permet de mieux comprendre la diversité du pays.





